Obligation d’assiduité en petite section – F3D22

Modalités et points de vigilance

1. Les modalités d’aménagement de l’obligation d’assiduité en petite section

Il est possible de prévoir des aménagements du temps scolaire des élèves de 3 ans pour respecter leurs besoins physiologiques.

Les modalités sont précisées dans le Décret n° 2019-826 du 2 août 2019 relatif aux modalités d’aménagement de l’obligation d’assiduité en petite section d’école maternelle.

Ce décret fait suite à la LOI n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance qui a promulgué l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à l’âge de trois ans.

  • Qui demande un aménagement ?

Ce sont les parents ou les personnes responsables légalement de l’enfant qui font la demande. Elle doit être écrite et signée par les deux parents, le cas échéant, et adressée au chef d’établissement.

  • Quelle période scolaire est concernée et pour quels motifs ?

L’aménagement ne peut porter que sur les heures de classe prévues l’après-midi. Le décret n’en précise pas les motifs.

  • Quelle procédure pour le chef d’établissement ?

Le chef d’établissement :

    • étudie la demande au sein de l’équipe enseignante, voire en conseil de cycle 1. Il formule ensuite un avis.
    • transmet la demande des représentants légaux accompagnée de son avis à l’inspecteur de l’éducation nationale de la circonscription. Cette transmission doit se faire dans un délai maximum de deux jours ouvrés.
    • communique, le cas échéant, par écrit aux responsables de l’enfant les modalités d’accompagnement décidées par l’IEN.

Quand l’avis du chef d’établissement est favorable, il peut mettre en place l’aménagement demandé, à titre provisoire. S’il est défavorable, il attend l’avis de l’IEN.

Une absence de réponse de l’IEN, dans un délai de quinze jours à compter de la transmission de la demande d’aménagement, vaut décision d’acceptation de la demande de la famille.

  • Quelle est la durée de l’aménagement ?

La durée peut être précisée dans la demande. Elle peut être modifiée, comme l’aménagement, à la demande des parents ou représentants légaux selon les mêmes modalités que la demande initiale.

2. Quelques points de vigilance pour aider les parents dans leur réflexion et éviter les « aménagements à la carte »

  • Un accueil à l’école adapté

Il est de la responsabilité de la communauté éducative de penser l’accueil des élèves de maternelle dès l’âge de trois ans pour répondre à leurs besoins (physiologiques, sécurité, ..) et ainsi leur offrir de bonnes conditions d’apprentissage.

Ainsi, des adaptations et aménagements spécifiques seront proposés aux élèves ayant des besoins particuliers (rythme, espace, encadrement, …)

A noter : la propreté n’est pas un motif pour une demande d’aménagement. Être propre est une acquisition naturelle de l’enfant, le fruit de sa maturation physiologique et psychologique. L’école n’est pas le lieu de l’apprentissage de la propreté, la famille en est la première responsable. Cependant l’école doit accompagner l’accès à la propreté en acceptant les éventuels « accidents ».

  • Une relation de confiance école – famille

Développer la collaboration et les échanges avec les parents permettra de construire une relation de confiance et de discerner de façon plus ajustée les besoins de l’enfant.

Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants ; il est donc important de porter attention à leurs demandes et aux besoins physiologiques de leurs enfants. Il est utile d’expliciter cette prise en compte de leurs besoins afin de les rassurer :

    • Lors de l’inscription, de la réunion de classe ou tout autre moment de rencontres ;
    • En visitant les locaux et l’aménagement des espaces ;
    • En présentant le projet d’établissement avec les choix pédagogiques et éducatifs spécifiques, le règlement intérieur, et tout autre document explicatif ;
  • La scolarité partagée

Pour certains enfants, notamment en situation de handicap ou ayant des problèmes de santé, une scolarité à temps plein à l’école maternelle peut paraitre inadapté. Il sera nécessaire alors d’envisager une scolarité à temps partagés en concertation avec les différents partenaires (cf. la circulaire n° 2016-117 du 8-8-2016).

Lire aussi :


 

Les commentaires sont fermés.